Du dilemme de la grosse cuillère en plastique

Ou comment je me suis retrouvée à marcher dans la rue avec une cuillère à la main un vendredi après-midi.

Reprenons l’histoire depuis le début. Mon lieu de travail est un endroit merveilleux où tout est à portée de main. Chips de kale, lait d’avoine, bâtonnets de carottes, vous en avez rêvé, vous le trouverez sûrement dans l’un de nos espaces de grignotage.

Seulement voilà, une partie de nos bureau est en travaux pendant l’été et je suis relocalisée un peu plus loin dans la même rue.

Autant dire que ce n’est pas le même confort. Pour essayer d’améliorer un peu ce nouvel environnement, ils nous ont recréé un espace de grignotage, très bien équipé, sauf pour les couverts. Au lieu de nos habituels couverts en métal, comme il n’y a pas de personnel sur place pour laver la vaisselle, tout est en plastique jetable. Au moment de déguster mon yaourt à la châtaigne, j’ai donc découvert avec horreur que je n’avais à ma disposition qu’une grosse cuillère en plastique. Et le drame est double. Non seulement je suis absolument contre les couverts en plastique, (pas pour des raisons nobles de respect de la planète, non, juste parce que je trouve ça très désagréable en bouche) mais en plus c’était une grosse cuillère. Et ça c’est impardonnable. Comment peut-on manger un yaourt avec une grosse cuillère ? Le pot est fini en trois bouchées, on ne peut pas récupérer le yaourt au fond du pot, la cuillère est trop large dans la bouche… Bref, c’est n’importe quoi.

Chagrinée mais pas désemparée, j’ai donc pris la décision qui s’imposait : aller chercher une ‘vraie’ petite cuillère dans mon ancien bureau. Et je me suis donc baladée fièrement, ma petite cuillère à la main entre les deux bureaux (aller et retour, il a bien fallu la ramener pour qu’elle puisse être lavée). Vous pourriez argumenter que j’aurais pu tout aussi bien manger mon yaourt là-bas.

Oui, sans doute, mais ça aurait manqué de charme.

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Pensée passagère

Qu’est-ce que l’élégance ?

Question débattue mainte et mainte fois. Intemporelle, elle dépasse les modes et les époques. Elle est affaire d’attitude bien plus que d’apparences. Un respect de soi-même et des autres sans doute. Une assurance sans dédain, une maîtrise toute naturelle de soi, un calme olympien en toute circonstance. C’est ainsi que je la conçois. Quelqu’un que l’on admire sans crainte, qui nous inspire et nous guide vers un idéal. Un peu comme un mentor, réel ou fictif. De ces gens célèbres ou ces personnages de roman que l’on ne rencontrera jamais et qui pourtant peuvent nous servir d’exemple de par leur vie, leurs expériences. On les consulte en cas de doute, on s’y réfère mais au fond, on ne connait d’eux que ce qu’ils veulent bien nous montrer : une vie lisse et parfaite, façonnée pour être montrée.

Malheureusement la vie est loin d’être parfaite. Un accroc, une dispute, un accident… autant de grains de sable qui viennent rayer notre image de papier glacé. Mais peut-être est-ce là la véritable élégance, celle de s’accommoder de tout, sans jérémiade, sans grimace.

Hypocondriaques, s’abstenir

Il fait froid. Et il pleut. C’est un peu la rengaine de l’hiver. Un temps à rester chez soi, enroulée dans un plaid façon nem, une tasse de thé fumante à la main, en compagnie d’un bon bouquin ou d’un bon film. Oui mais voilà, j’ai la bougeotte. L’hiver s’éternise et mon canapé et moi sommes au bord de la rupture.

L’idée m’est venue sur le quai du métro en lisant machinalement les titres des spectacles à l’affiche pour passer le temps. Et si j’allais au théâtre ? Lire la suite

Trouver son côté sauvage à Vincennes

 

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Lorsqu’il ouvre de nouveau ses portes en avril 2014, l’accueil du public est mitigé. Le parc zoologique de Paris se veut visionnaire. Plus d’espace pour les animaux, un parcours par continents, des animations régulières et ludiques. Pourtant les visiteurs ne semblent pas impressionnés. Les animaux jouent à cache-cache et la végétation fraîchement plantée fait piètre figure.
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